Mobilisation contre la réforme des retraites du 6 février 2020

Depuis deux mois, les mobilisations pour le retrait du projet de réformes des retraites ne faiblissent pas. Preuve en est : les manifestations des 24 et 29 janvier ont rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes. A une large majorité, la population soutient toujours le mouvement.

La semaine dernière, le Conseil d’Etat en donnant un avis négatif à ce projet, a confirmé nos analyses et pointé le flou de cette réforme.

Même le MEDEF s’y met en réclamant le maintien du système par répartition pour les très hauts revenus.

Le gouvernement n’a jamais été aussi isolé et doit faire preuve de discernement en retirant sa réforme.
Non le système actuel n’est pas en danger !
Il peut être amélioré par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salariés et garantir ainsi un départ à la retraite pour tous à taux plein à 60 ans.

REPRENONS NOTRE AVENIR EN MAIN

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement.
Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes.

C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.

L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d’éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certain-es catégories.

A la veille de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.
Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.

Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale.
Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

TOUS ENSEMBLE EN MANIFESTATION JEUDI 6 FEVRIER 2020

Les liens utiles :

– Pour en savoir plus, lire le 4 pages CGT
Solidarité avec les grévistes.
Quand et avec combien je partirai !

Retraites : 12 idées reçues à combattre

Ce guide d’auto-défense – rédigé par Anaïs Henneguelle, maîtresse de conférences en économie à l’Université de Rennes 2, membre du collectif d’animation des Economistes atterrés – a pour vocation de fournir des arguments à tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la réforme des retraites, mais sont souvent démunis face aux éléments de langage (parfois faux, la plupart du temps incomplets ou simplistes) qu’on leur oppose.

Très bon travail de synthèse à voir sur atterres.org. Merci !

Le doc avec les arguments (pdf).

Le rêve, une réalité : Quand le travail vire au cauchemar…

Comment le travail, dont l’organisation a été profondément bouleversée à la fin des années 90, impacte t-il notre vie psychique ? Il suffit de sonder les nuits des travailleurs de ce début de siècle, en proie à la dépression suite à des conflits professionnels, pour en mesurer les effets ravageurs. Dans ce contexte, nos rêves nous servent à élaborer des stratégies de défense, plutôt qu’à mettre leur créativité et tout notre être au service de l’entreprise.
La suite.

C’est quand qu’on arrête ?

Une très bonne synthèse de la réforme des retraites en BD (facile à lire) et qui n’omet aucun des aspects de la dite réforme (façon réforme de l’Assurance Chômage).

Ces derniers jours, j’ai voulu savoir ce qui nous attendait avec la réforme des retraites. Conclusion : le rapport Delevoye, c’est le coup final porté à la solidarité intergénérationnelle. J’explique pourquoi, en images.

C'est quand qu'on arrête (Emma).
La suite chez Emma.

Pourquoi le travail est-il devenu absurde ?

Par Hubert Guillaud (sur internetactu).

[Toute ressemblance avec un nom de produit, d’organisation ou de personne existant serait purement fortuite.]

“L’anthropologue américain David Graeber (@davidgraeber) dans son livre Bullshit Jobs (Les Liens qui libèrent, 2018) nous rappelait combien la société moderne reposait sur notre propre aliénation. Il énumérait ces emplois à la con qui conduisent nombre d’entre nous à dédier notre vie à des tâches inutiles et sans intérêts. Une colonisation du vide, dont le seul but ne semble que d’asseoir chaque jour un peu plus le pouvoir financier… « La répartition du travail telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a donc rien à voir avec de quelconques facteurs économiques, ni même avec la nature humaine. Elle répond exclusivement à des considérations politiques.”

La suite sur Internet Actu.