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lundi, 29 août 2016 09:54

Sondage Viavoice pour l'Ugict-CGT

Les cadres et professions techniciennes ne se retrouvent pas dans la loi Travail et demandent de nouveaux droits

Sondage

La CGT des Ingénieur-es, Cadres et Technicien-nes publie aujourd’hui les résultats de ses deux baromètres réalisés avec l’institut Viavoice sur le vécu au travail des cadres et des professions techniciennes. Ces sondages illustrent du mécontentement des salarié-es qualifiés en responsabilité, et du décalage entre leur vécu au travail et les propositions gouvernementales contenues dans le projet de loi « Travail ».

 

Un temps et une charge de travail qui explose

 

48 % des cadres travaillent plus de 45h par semaine, les techniciens travaillent 42h30 en moyenne par semaine. 69 % des cadres et 58 % des professions techniciennes témoignent d’une augmentation de leur charge de travail. 57 % des cadres travaillent sur leur temps de repos.

Ceci s’explique par :

  • Le forfait jours, qui concerne un cadre sur 2 alors que la France a été condamnée à 4 reprises par le Comité Européen des Droits Sociaux.
  • La multiplication des heures supplémentaires ni payées ni récupérées, dans 39 % des cas pour les professions techniciennes.
  • Les outils numériques que 75 % des cadres utilisent pour raison professionnelle sur leur temps personnel.

 

56 % des cadres et 59 % des tech souhaitent un droit à la déconnexion effectif

Alors que pour 68 % des cadres et 62 % des professions techniciennes, la première aspiration est donc à un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle, le projet de loi Travail étend le recours aux forfaits jours, augmente la flexibilité et baisse la rémunération des heures supplémentaires. Pour protéger la santé, prévenir les burn out et mettre en œuvre l’égalité professionnelle, l’urgence est à la baisse du temps et de la charge de travail et à la mise en place d’un droit à la déconnexion.

 

Insatisfaction sur le management et les salaires

 

60 % des cadres et 68 % des tech considèrent que leurs salaires sont en décalage avec leur implication dans le travail. Quant au management, les cadres, qui sont pourtant acteurs du système d’évaluation, sont 66 % à trouver qu’elle n’est pas fondée sur les bons critères et 58 % à penser qu’elle manque de transparence. Au lieu de revaloriser le travail, le projet de loi Travail se traduira par la généralisation de l’austérité salariale avec les accords compétitivité et la moindre rémunération des heures supplémentaires.

 

62 % des cadres demandent un droit de refus, d’alerte et d’alternative

74 % des cadres ne se sentent pas associés aux choix stratégiques de l’entreprise, 59 % d’entre eux (et 65 % des technicien-nes) considèrent que les choix et pratiques de leur entreprise entrent en contradiction avec leur éthique professionnelle. Renforcer le dialogue social en entreprise nécessite de donner de nouveaux droits aux salarié-es pour faire primer leur éthique professionnelle, l’intérêt général et les logiques de long terme sur les exigences financières des actionnaires qui mettent en danger l’outil productif, l’environnement et les droits sociaux. L’UGICT-CGT appelle donc à la mise en place d’un droit de refus, d’alerte et d’alternative, permettant aux salariés d’exercer pleinement leurs responsabilités et de pouvoir refuser de mettre en œuvre une directive contraire à leur éthique. Il s’agit d’adosser la responsabilité professionnelle à l’intérêt général, pour permettre aux salariés qualifiés à responsabilité de maitriser le sens et le contenu de leur travail.

Pour les ingénieur-es, cadres et technicien-nes, tous les indicateurs sont au rouge. Pour renforcer la compétitivité de la France, le gouvernement ferait mieux de répondre à ces aspirations, de permettre aux salariés d’exercer pleinement leurs responsabilités professionnelles plutôt que de faire passer en force un projet de loi taillé sur mesure pour les multinationales. 66 % des cadres pensent que la loi Travail ne favorisera pas la création d’emploi, le gouvernement ferait bien de tenir compte de l’avertissement et de revoir sa copie.

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Téléchargez le sondage cadres intégral (pdf) : Sondage Viavoice cadres 2016
Téléchargez le sondage techs intégral (pdf) : Sondage Viavoice professions intermediaires 2016
Publié le vendredi, 01 juillet 2016 dans Communiqués

Paroles, Paroles, Paroles,

Les lendemains qui déchantent…

MI

1 mois après les élections professionnelles, les promesses électorales des syndicats CFDT-CGC sont déjà remises en cause. Profitant de l’été pour faire passer la pillule, ils annoncent les premières mesures d’austérité sur les voyages et les linéaires 2017. Après avoir mené une campagne électorale axée principalement sur les dotations, voyages et loisirs proposés par le CE, s’engageant à améliorer les œuvres sociales pour la prochaine mandature, la coalition majoritaire CGC-CFDT a voté des nouvelles orientations :

  • Une baisse de 10% sur la participation du CE aux séjours locatifs (linéaires), ce qui pénalise les salariés qui ne peuvent se permettre d’accéder aux séjours moyens et longs courriers en famille.
    Ex : pour un séjour locatif de 1000€, le passage de 75 à 65% de participation CE, génère en fait une augmentation pour le salarié de 100€ soit 40% de plus à sa charge.
  • Suppression de la prise en charge du pré-acheminement pour les provinciaux avec mise en place d’un forfait de transfert de 80€ par personne à la charge des participants.

Nos contre-propositions visant à ne pas pénaliser les salariés les moins aisés ont été ignorées. Le budget du CE étant limité à 2,5% de la masse salariale, le vrai combat syndical pour pouvoir assurer la continuité ou l’amélioration du niveau des participations du CE sur les œuvres sociales, est de maintenir voir d’augmenter la masse salariale de la DSI. Pour cela il faut arrêter le recours abusif à la prestation de service et embaucher des internes comme la CGT le crie haut et fort depuis des années.

Chasse gardée sur les commissions loisirs et sociale

MI

Après s’être approprié au CE de juin, la totalité des postes au bureau du CE (secrétariat et trésorerie) et les présidences de commissions, la coalition majoritaire CFDT-CGC passe à la vitesse supérieure en s’appropriant la quasi-totalité des postes de chaque commission, sans tenir compte de la représentativité de chaque organisation syndicale. L’exclusion d’une organisation syndicale étant interdite dans la composition des commissions du CE, on nous concède qu’un seul représentant dans les commissions loisirs (leur vitrine électorale) et sociale. Concernant le fonctionnement des commissions, nous déplorons qu’avant même la constitution de la commission loisirs, la présidente a présenté aux élus des propositions de destinations voyages 2017. Notre syndicat a demandé un bilan sur les voyages réalisés ainsi qu’un sondage auprès des salariés avant de définir les futures destinations. Ce qui, rappelons-le faisait aussi partie de leurs promesses électorales.

L’apprentissage version DSI : pas de pilote dans l’avion !

MI

Le CE est consulté sur l’intégration de 10 apprentis à la DSI dans le cadre du dispositif national imposé aux établissements publics. Un dossier où la direction a délégué aux responsables de site la sélection des apprentis et l’organisation de leur intégration : 5 à Montreuil, 2 à Schiltigheim, 1 à Gradignan, 1 à Nantes, 1 à Orléans. Aucunes femmes parmi les 10 est révélateur de l’absence de pilotage du processus par les RH. Malgré un dossier très incomplet et des non-réponses à nos questions, nos élus ont choisi de ne pas bloquer le processus et ont obtenu un engagement de la direction de nous fournir les éléments manquants au prochain CE.

GED : les élus ne sont pas dupes

MI

Pôles de compétences : déclinaison du 49.3 à la DSI !

Avec le transfert de l’activité GED de Gradignan à Nantes, la Direction utilise le missionnement en pôle de compétences pour s’affranchir de tout passage devant les instances du personnel et changer à sa guise les activités des agents et l’organisation des services de la DSI. La CGT s’était fermement opposée aux pôles de compétences lors du palier 1, mettant en garde la direction sur ce type de dérives, La CGT avait encore raison… Donc aujourd’hui, quel devenir pour les salariés de la GED, qui se sont lourdement investis sur cette activité majeure ?

Pour la CGT ces pratiques de la direction sont inadmissibles, les salariés ne sont pas des objets que l’on déplace au gré des humeurs, sans respecter ni leur investissement ni leurs souhaits. Pour cela, les élus ont voté à l’unanimité la tenue d’un CE exceptionnel avec à l’ordre du jour une information/consultation sur le transfert de l’activité GED de Gradignan à Nantes.

Prestation de service : Carton rouge

MI

La prestation de service a progressé de près de 10% à la DSI au premier trimestre 2016. Certains se félicitent d’avoir négocié les jumelles pour mieux voir s’enfoncer au fil des mois le bateau de la DSI dans les antres de la sous traitance. L’accord prestation qui ne porte plus aujourd’hui que la signature de la CFDT ne sert à rien et nous a fait perdre 3 précieuses années. Pour la CGT il n’y aura jamais de recul de la prestation au profit d’une réinternalisation des activités, tant qu’un accord qui oblige la direction à embaucher par paliers avec des objectifs précis ne sera pas négocié. Face à ce constat d’échec, et au regard de nos arguments, la Direction serait prête à revoir les organisations syndicales sur ce sujet.

Prochain comité d’établissement le 8 septembre 2016

Elus CGT C.E. : Christian Blondel, Philippe Désiré, Véronique François, Martin Houdan, Gérald Linise, Hanane Rahmouni

Représentant Syndical : Myriam Morineaux – Délégué Syndical : Marie-joseph Sevilla

Pour toutes questions, contacter nos élus, représentants et délégués syndicaux.

MI

lundi, 25 juillet 2016 16:30

Les nouvelles du CHSCT juillet 2016

Propositions d'actions du CHSCT suite aux préconisations issues des expertises 

Le CHSCT émet des demandes simples et logiques et souhaite un suivi et des réponses écrites de la direction. Par exemple la transparence et l'équité dans le processus de recrutement. Pendant la réunion la direction amorce quelques pistes de réflexion en forme de rideau de fumée et s'engage à répondre par écrit. La direction paye les expertises mais quand va-t-elle mettre en place un plan d'actions dans l'intérêt des salariés ?

Information/consultation sur l'aménagement du site de Nantes 

Beau joueur, le CHSCT a modifié l'ordre du jour et proposé à la direction deux dossiers. En effet, un magicien a glissé subrepticement un second dossier sur le transfert de l'équipe PE.fr. Ce nouveau bureau n'est pas aux normes au niveau du renouvellement d'air. Le CHSCT donne son feu vert pour le bureau ODSE et la direction reviendra devant le CHSCT avec un dossier complet et conforme pour le plateau PE.fr

Rapport 2015 de l'assistante sociale 

Tout le monde s'accorde à dire que sa présence est aujourd'hui indispensable. Les élus CGT rappellent qu'ils ont revendiqués pendant plusieurs années (on lâche rien) les poste de travailleurs sociaux (non ce n'est pas un gros mot) comme l'assistante sociale, l'infirmière, le CTST.

Le constat est logique l'action de l'assistante sociale se situe principalement sur le site de Montreuil. Normalement les autres sites devraient pouvoir bénéficier des assistantes des DR. La direction explique que c'est compliqué à mettre en place. Mais quel plan d'actions la direction a-t-elle mis en place à ce sujet ? Pour notre syndicat une assistante sociale à plein temps et salarié de pôle emploi ne pourrait être qu'un plus pour l'ensemble du personnel de la DSI.

L'assistante sociale, au vue de son activité,  souhaite plus de temps pour mener à bien ses missions. Sera-t-elle entendue ?

 

 

Présentation de la méthode DEVOPS 

La direction nous explique que cette méthode est dans la continuité de l'agilité. Etant donné la pyramide des âges de la DSI il serait peut être utile d'envisager l'embauche de professeurs de gymnastique et de yoga.

QVT : point de situation et actions envisagées 

La plaquette re-sources, le dispositif RH de reconversion professionnelle, indique un déroulement en quatre phases. "Identifier les agents en situation de repli professionnel ou présentant un décalage de compétences…" De qui se moque-t-on ? La GPEC (gestion prévisionnel des emplois et compétences) obligation légale de l'employeur n'a pas été négocié depuis la fusion…

Notre syndicat rappelle à la direction notre proposition de négocier le droit à la déconnexion. Sans retour positif à ce jour alors que nos collègues de l'AGS en bénéficient. La direction répond continuité de service, pour la CGT les astreintes et le travail en horaire décalé répondent à cette problématique. 

Pour la CGT ce sont les organisations de travail qui engendrent les risques psycho-sociaux.

 

Sécurité et prévention des risques 

Présentation de la DSI sur la promotion de l'usage du deux-roues pour domicile-travail pour la santé des salariés 

Une expérimentation sur ce sujet a lieu à Schiltigheim. Notre syndicat rappelle notre proposition de négocier sur l'usage du vélo et les indemnités kilométriques qui vont avec, une fois de plus sans retour positif de la direction. On s'interroge sur la capacité de la direction à négocier quoi que ce soit.

La direction s'inquiète sur la possibilité d'accidents accrus par ce moyen de transport. Nous proposons donc à la direction de prendre en charge tout ou partie des équipements liés à la sécurité. (casque, mitaine, gilet, éclairage…). Certains élus rigolent quant à notre proposition. Veiller à l'intégrité physique des salariés ne semble pas une préoccupation partagé par tous. Cherchez l'erreur !

 

OPA sur la gestion du CE

MI

Le « Tour Opérateur » CFDT-CGC règne en maître absolu sur le CE, ils s’attribuent la totalité des postes du bureau et la présidence de toutes les commissions, excluant ainsi la représentativité de plus d’1/3 des salariés qui ont porté leur voix sur les autres organisations syndicales. Deuxième syndicat en nombre d’élus et seul à avoir une représentativité sur les 3 collèges (employés, agents de maîtrise et cadres), la CGT devait légitimement être présente au bureau du CE (secrétaires et trésoriers) et assurer une présidence de commission…

Envoyé : mercredi 15 juin 2016 15:36

Je voulais faire un témoignage à chaud des événements d'hier pendant la manifestation parisienne surtout après avoir entendu ce matin les déclarations de Manuel VALLS.

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