Il va falloir rendre des comptes… (tract d’appel à la grève du 5 février 2019)

Face au mécontentement populaire qui pose la question de la justice fiscale et de la rémunération du travail, le gouvernement fait du zèle pour éviter que le patronat et les actionnaires ne soient montrés du doigt. Le débat est biaisé et les mesures annoncées sont toutes aux frais du contribuable, jamais des patrons.

Face à la puissance de l’argent, nous devons construire la puissance du nombre ! C’est le seul moyen d’imposer les vrais sujets. Que ce soit par la rue, l’occupation les ronds-points, ou par les négociations d’entreprise, les employeurs et les actionnaires ne rendront de comptes que s’ils y sont contraints. L’Ugict, la CGT des ingés, cadres et TAM, décrypte les raisons de la colère…
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Manifs du 14 décembre

    – A Paris à 12 heures 30 à République.
    – A Strasbourg à 10 heures 30 place de Bordeaux.
    – A Montpellier dès 9 h devant le MEDEF zone de Tournezy et à l’appel de l’intersyndicale à 14 h au départ du Peyrou.
    – A Lyon à 11 heures 30 Place Jean Macé.
    – A Bordeaux , rassemblement à 11 heures 30 place de la République.
    – A Nantes à 14 heures 30 à Beauséjour.
    – A Lille à 14 heures 30 porte de Paris.

GRÉVE DU 22 MAI : Une mobilisation qui doit s’amplifier

Même si la mobilisation a été nettement plus importante que lors des mouvements interprofessionnels de ces dernières semaines, celle-ci est en deçà de l’enjeu pour l’avenir de Pôle emploi.

Nous devons la considérer comme une première étape d’un processus à construire dans les semaines à venir.

Comme dans tous les préavis de grève que nous déposons, nous avons demandé une rencontre au DG pour porter nos revendications. Il semblerait que seule la CGT ait fait cette demande.

La Direction Générale nous a convié à une rencontre le 22 mai et nous en avons informé les autres organisations syndicales.

Lors de cette entrevue, nos interlocuteurs (DGARH et DRS) ont rappelé que la question des effectifs n’est pas un tabou et admis qu’il y avait bien une réelle menace de baisse de ceux-ci, même si le chiffre de 4000 postes n’est pas confirmé. Des discussions avec les ministères de tutelle sont en cours concernant le plafond d’emploi.

Dans ce cadre, des « gains de productivité » seront recherchés par la dématérialisation et la sous-traitance.

La CGT a rappelé que le chômage ne baissait pas mais se transformait (même si le nombre de DE en catégorie A a légèrement baissé, celui des catégories B et C a largement augmenté) et que le réseau ne sera pas en capacité d’absorber les nouvelles charges, à plus forte raison avec l’augmentation prévue du nombre de contrôleurs.

Nous avons réaffirmé fortement que pas un seul poste n’est en trop à Pôle emploi.

Depuis plusieurs mois, à nos demandes à la direction pour qu’une solution soit trouvée afin de  compenser le jour de carence imposé aux agents publics, la DG a systématiquement opposé le veto des tutelles. Or, la Poste vient de signer un accord NAO intégrant la compensation de celui-ci pour les fonctionnaires, accord que nous avons remis lors de cette entrevue. Sur cette base nous avons demandé la mise en place de cette mesure pour les agents publics de Pôle emploi et la ré ouverture des NAO.

Si la DG a pris l’engagement d’étudier cet accord, elle nous a indiqué que cela ne pourra pas entrainer la réouverture des NAO.

La suppression des milliers de postes prévue à Pôle emploi s’inscrit dans les politiques d’austérité et dans la casse des Services Publics définis par le plan « Cap 2022 ». Même si un mouvement spécifique n’est pas à exclure, les agents de Pôle emploi ne gagneront pas seuls. Nous devons continuer à nous battre avec l’ensemble de la fonction publique et avec les secteurs aujourd’hui en lutte et participer massivement à toutes les initiatives qui permettront de mettre en échec ces politiques gouvernementales.