Le 19 mars, l’hiver, c’est fini ! Place au printemps !

Exonération de la taxe d’habitation, négociation sur l’assurance chômage, déploiement du management par le ratio économique, question de la hausse du pouvoir d’achat…

Depuis plusieurs mois, gouvernement et patronat mènent de concert un « cadre bashing », une véritable campagne de dénigrement médiatique.

Est-ce que ce « cadre bashing » apporte de réelles réponses en termes d’améliorations des conditions de travail, de hausse des salaires, d’accès à des services publics de qualités et de proximité, de lutte contre le chômage ?

Pour les Ingés Cadres Techs CGT c’est clairement NON, et voici quelques raisons de se mobiliser le 19 mars 2019.

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Effectifs Pole Emploi : il faut cesser l’hémorragie !

Paris, le 22 février 2019

La loi de Finances 2019 a confirmé la disparition de plus de 800 Équivalents Temps Plein (ETP), soit l’équivalent de près de 1300 postes sur l’ensemble des établissements.
Il s’agira de la 2eme année consécutive de baisse d’effectifs après 2018 : l’expertise commanditée par le CCE de Pôle Emploi a permis de mettre en évidence que Pôle Emploi a perdu 843 ETP en septembre 2018 (dont plus de 425 rien que sur les CDI)… Ce qui est bien au-delà de la « légère » baisse annoncée initialement par la Direction et des 297 ETPT demandés par le gouvernement.

La tendance à la baisse de nos effectifs s’accentue, les tailles de portefeuilles restent à des niveaux pléthoriques, la gestion des attentes progresse, la surcharge de travail explose pour le management de proximité, les fonctions support sont de moins en moins nombreuses pour assumer une charge de travail qui ne diminue pas… jusqu’où ira cette hémorragie ?

=> Cette situation de tension a été également relevée par les récentes conclusions de la mission parlementaire de la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale : elle demande qu’on accorde à Pôle emploi des moyens supplémentaires et juge indispensable de cesser l’hémorragie d’effectifs.

C’est la raison pour laquelle nous continuons notre mobilisation auprès des députés et sénateurs. Les craintes véhiculées par la Ministre du travail en mai 2018 de voir les effectifs de Pôle emploi réduits de plus de 4000 postes restent plus que jamais d’actualité !

C’est pourquoi l’intersyndicale Pôle emploi estime indispensable de continuer ce combat en maintenant la pression sur le gouvernement, les parlementaires et la Direction de Pôle emploi par une nouvelle journée de grève.

Ce sont les emplois de demain, nos emplois, qu’il s’agit de défendre !

Faisons tout pour garantir les services et missions de demain pour éviter d’éventuelles stratégies visant à augmenter le recours à des opérateurs privés et à la sous-traitance.

Pour nos emplois, nos missions, nos salaires et nos conditions de travail
TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 19 MARS

Il va falloir rendre des comptes… (tract d’appel à la grève du 5 février 2019)

Face au mécontentement populaire qui pose la question de la justice fiscale et de la rémunération du travail, le gouvernement fait du zèle pour éviter que le patronat et les actionnaires ne soient montrés du doigt. Le débat est biaisé et les mesures annoncées sont toutes aux frais du contribuable, jamais des patrons.

Face à la puissance de l’argent, nous devons construire la puissance du nombre ! C’est le seul moyen d’imposer les vrais sujets. Que ce soit par la rue, l’occupation les ronds-points, ou par les négociations d’entreprise, les employeurs et les actionnaires ne rendront de comptes que s’ils y sont contraints. L’Ugict, la CGT des ingés, cadres et TAM, décrypte les raisons de la colère…
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Manifs du 14 décembre

    – A Paris à 12 heures 30 à République.
    – A Strasbourg à 10 heures 30 place de Bordeaux.
    – A Montpellier dès 9 h devant le MEDEF zone de Tournezy et à l’appel de l’intersyndicale à 14 h au départ du Peyrou.
    – A Lyon à 11 heures 30 Place Jean Macé.
    – A Bordeaux , rassemblement à 11 heures 30 place de la République.
    – A Nantes à 14 heures 30 à Beauséjour.
    – A Lille à 14 heures 30 porte de Paris.

GRÉVE DU 22 MAI : Une mobilisation qui doit s’amplifier

Même si la mobilisation a été nettement plus importante que lors des mouvements interprofessionnels de ces dernières semaines, celle-ci est en deçà de l’enjeu pour l’avenir de Pôle emploi.

Nous devons la considérer comme une première étape d’un processus à construire dans les semaines à venir.

Comme dans tous les préavis de grève que nous déposons, nous avons demandé une rencontre au DG pour porter nos revendications. Il semblerait que seule la CGT ait fait cette demande.

La Direction Générale nous a convié à une rencontre le 22 mai et nous en avons informé les autres organisations syndicales.

Lors de cette entrevue, nos interlocuteurs (DGARH et DRS) ont rappelé que la question des effectifs n’est pas un tabou et admis qu’il y avait bien une réelle menace de baisse de ceux-ci, même si le chiffre de 4000 postes n’est pas confirmé. Des discussions avec les ministères de tutelle sont en cours concernant le plafond d’emploi.

Dans ce cadre, des « gains de productivité » seront recherchés par la dématérialisation et la sous-traitance.

La CGT a rappelé que le chômage ne baissait pas mais se transformait (même si le nombre de DE en catégorie A a légèrement baissé, celui des catégories B et C a largement augmenté) et que le réseau ne sera pas en capacité d’absorber les nouvelles charges, à plus forte raison avec l’augmentation prévue du nombre de contrôleurs.

Nous avons réaffirmé fortement que pas un seul poste n’est en trop à Pôle emploi.

Depuis plusieurs mois, à nos demandes à la direction pour qu’une solution soit trouvée afin de  compenser le jour de carence imposé aux agents publics, la DG a systématiquement opposé le veto des tutelles. Or, la Poste vient de signer un accord NAO intégrant la compensation de celui-ci pour les fonctionnaires, accord que nous avons remis lors de cette entrevue. Sur cette base nous avons demandé la mise en place de cette mesure pour les agents publics de Pôle emploi et la ré ouverture des NAO.

Si la DG a pris l’engagement d’étudier cet accord, elle nous a indiqué que cela ne pourra pas entrainer la réouverture des NAO.

La suppression des milliers de postes prévue à Pôle emploi s’inscrit dans les politiques d’austérité et dans la casse des Services Publics définis par le plan « Cap 2022 ». Même si un mouvement spécifique n’est pas à exclure, les agents de Pôle emploi ne gagneront pas seuls. Nous devons continuer à nous battre avec l’ensemble de la fonction publique et avec les secteurs aujourd’hui en lutte et participer massivement à toutes les initiatives qui permettront de mettre en échec ces politiques gouvernementales.